Réaction de TeC au verdict de l’appel du procès Falco

(suivie par une revue de presse et une petite liste Var Matin des prétendants à la succession)

Toulon en Commun se félicite que la justice ait effectué son travail et que l’état de droit, bien attaqué par moment, soit encore garanti en France.  Le sentiment d’impunité doit cesser.

La condamnation ne faisait pas de doute étant donné que certains faits avaient été reconnus par Falco et que Giraud a « plaidé coupable ». Mais les juges en rendant inéligible Falco ont notifié que les systèmes clientélistes prévaricateurs doivent être combattus. Car il s’agit bien d’un système.

D’autres élus de l’équipe Falco ont été condamnés dans cette période dans d’autres affaires. A Toulon dans les 65 dernières années seul un mandat de 6 ans n’a pas connu de condamnation du maire.

En tout état de cause, dans les deux cas (inéligibilité ou pas), la décence imposait le retrait.

Nous craignions l’arrogance de M. Falco : se présenter quand même. Notons que M. Falco en bon autocrate n’a pas assuré sa relève.

Mais l’essentiel c’est que Toulon mérite mieux,

car le bilan n’est pas bon.

Bien sûr, des choses ont été faites mais il est possible de faire mieux, plus vite et sans mettre en péril les finances.

Car il faut comparer à l’époque actuelle et à d’autres villes et pas au passé catastrophique de la droite ou du RN. Falco lui-même l’a dit en arrivant en 2001 « Toulon a pris 40 ans de retard » (avec pourtant sa famille politique au pouvoir de 59 à 95).

Ce n’est donc pas avec ce passé qu’il faut comparer mais avec les villes de la même dimension et maintenant.

Et là, logement, écologie, éducation, transports : les comparaisons font mal à ceux qui aiment Toulon.

Les Toulonnaises payent autant d’impôts que les villes comparables et ont beaucoup moins d’investissements qu’elles.

Par ailleurs le mythe du meilleur barrage contre le RN en prend un coup quand on constate les scores de celui-ci.

La seule alternative à Toulon c’est la gauche

qui n’a jamais été essayée.

C’est autant vrai sur le plan programmatique que sur le plan éthique. Ce n’est pas seulement la droite qui est sanctionnée, le RN est le parti le plus condamné.

Oui Toulon mérite mieux. Les Toulonnaises peuvent maintenant choisir l’honnêteté, la démocratie communale, le progrès, le vivre ensemble : c’est la gauche écologique, sociale citoyenne, c’est Toulon en commun. Tous les vrais républicains, quelle que soient leur opinion, auront à cœur de mettre fin à un système qui stigmatise notre belle ville par un spectacle permanent affligeant.

La majorité municipale est à bout de souffle, sans idées (les grands dossiers sont arrêtés (Mayol Pipady par exemple), ralentis, incertains (TCSP). Il faut mettre fin à une politique qui a fait de Toulon une métropole peu attractive (20eme sur 20 dans le classement Challenges. L’extrême droite n’a pas de propositions à part moins de kebabs en ville et plus d’austérité.

Il est temps que les Toulonnais reprennent en main leur ville. Les progressistes et tous les Toulonnais épris de justice, de transparence, d’équité peuvent choisir la solidarité, la défense de la planète, le progrès social et un développement harmonieux de notre ville.

C’est ce que Toulon en commun propose et mettra en œuvre


La Marseillaise du 15 mai 2024 :

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Var Matin du 15 mai 2024 :

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Les premières réactions (Var Matin en ligne)

François de Canson, maire de La Londe et vice-président de Région a réagi après la décision: « Hubert Falco a transformé la ville de Toulon et servi la France au plus haut niveau. Il aura marqué la vie politique du Var et a su créer une métropole. Aujourd’hui il se pourvoit en cassation et j’ai une pensée chaleureuse pour mon ami ».

Côté Rassemblement national, la prise de parole la plus attendue était sûrement celle de Laure Lavalette, que Marine Le Pen verrait bien candidate à l’élection municipale de Toulon en 2026. « Je partage le sentiment d’inquiétude que me témoignent les Toulonnais à travers de très nombreux échanges, courriers et messages depuis la première décision du Tribunal correctionnel de Marseille en avril 2023 », affirme la députée varoise.

Laure Lavalette, restée jusqu’ici très prudente sur cette affaire, ajoute : « Si notre ville vit un moment difficile avec la fin de mandat de celui qui aura été notre maire pendant 22 ans, les Toulonnais doivent être protégés et défendus. Le développement économique de la métropole, la sécurité et la vie quotidienne des plus de 180.000 habitants méritent un engagement de tous les instants.« 

Celle-ci poursuit en appelant de ses « vœux à l’apaisement et au respect de chacun« . Sans pour autant officialiser sa candidature pour 2026, Laure Lavalette, qui se définit comme « Toulonnaise de cœur », compte « prendre toute (sa) part dans la nécessaire refonte à venir de notre belle cité ».

Jean-Pierre Giran, maire de Hyères et président de TPM, a déclaré: « C’est avec beaucoup de tristesse et de déception que j’ai appris la décision de la cour d’appel d’Aix en Provence de confirmer le jugement d’Hubert Falco en première instance. Je prends acte de la décision mais ne peux m’empêcher de considérer qu’elle parait, à ceux qui ont suivi pendant 30 ans le parcours politique d’Hubert Falco, d’une très grande sévérité. S’il a reconnu quelques fautes, mais qui n’en n’a jamais commises, ce que les citoyens retiendront, c’est qu’Hubert Falco a redonné vie au Conseil Départemental du Var, qu’il a rendu une image positive et conquérante à la Ville de Toulon et qu’il a su créer avec la Métropole TPM une institution efficace qui sert l’intérêt de son territoire et de ses habitants. Aujourd’hui ce sont quelques faits qui ont été jugés, mais ça n’est pas un homme, car le parcours d’Hubert Falco est et restera exemplaire dans l’histoire du Var. J’ai été son adversaire, son concurrent, son allié et je suis plus encore aujourd’hui qu’hier son ami. »

Le sénateur LR du Var Michel Bonnus dit regretter un « épisode dont nous nous serions volontiers passés ». Pour le conseiller départemental du Var: « C’est une décision qui me rend malheureux car Hubert Falco est un homme pour qui j’ai beaucoup d’affection et qui a beaucoup fait pour notre ville. » Michel Bonnus salue le « travail » accompli par l’ancien maire et compte bien « le faire fructifier » et « aller encore plus loin ». Jusqu’à se présenter aux élections municipales à Toulon en 2026?

D’autres maires de la Métropole apportent leur soutien à Hubert Falco. Ange Musso (Le Revest), très abattu, nous indique qu’« il est triste pour [so]n ami ».

Pointée du doigt par Hubert Falco comme étant à la tête d’un « complot politique » visant à le déstabiliser, l’ancienne députée (LREM) Cécile Muschotti et ex-candidate à la mairie de Toulon était dans son fief, un restaurant au cœur de Toulon quand la décision est tombée. « J’ai toujours trouvé sa défense pathétique, estime-t-elle. Ce n’est pas moi qui ai tapé dans la caisse. Heureusement que la justice a fait son travail correctement. » Avant d’enfoncer le clou : « certains seront attristés pour Hubert Falco, mais c’est l’homme politique qui est condamné ! »

Par ailleurs, l’ancienne parlementaire trouve « scandaleux » que le Conseil départemental du Var, sous la présidence de Jean-Louis Masson, ne se soit pas constitué partie civile « pour réclamer le remboursement de l’argent public dilapidé ». Elle y voit « une occasion manquée de défendre les principes de justice et de responsabilité ». Pour Cécile Muschotti, la décision de la cour d’appel doit « marquer le début d’une ère de transparence et d’exemplarité à Toulon » : « Nous devons, en tant qu’élus, être irréprochables et travailler sans relâche pour que nos actions soient toujours au service des citoyens ». Prête pour 2026 ? Celle-ci répond par un rire

Nathalie Bicais (maire de La Seyne), lui redit son amitié et lui rend hommage : « Il a su redonner ses lettres de noblesse à Toulon. L’amour que lui portent les Toulonnais en est la preuve ».

Ancien premier adjoint, actuel député de la première circonscription Yannick Chenevard évoque lui aussi le bilan d’Hubert Falco : « C’est son œuvre pour Toulon que je retiens et c’est la poursuite de cette transformation de notre ville qui doit prévaloir« . Celui qui est toujours conseiller municipal se projette également sur les échéances de 2026, dressant un parallèle avec 1995 : « Je n’oublie pas l’effondrement de Toulon qui faillit disparaitre entre Marseille et Nice après l’élection du RN (ex FN) à sa tête de 1995 à 2001. Je n’oublie pas les raisons de cette élection. La division en est la cause, trop de listes de la même famille se sont affrontées. »

Chez les principaux opposants du conseil municipal de Toulon

« Le sentiment d’impunité doit cesser », affirment Magali Brunel, Philippe Leroy et André de Ubeda (Toulon en commun). L’opposition de gauche au conseil municipal assène dans un communiqué: « Les juges, en rendant inéligible Falco, ont notifié que les systèmes clientélistes prévaricateurs doivent être combattus. Car il s’agit bien d’un système. » Les élus de Toulon en commun se projette déjà vers l’avenir: « La Ville mérite mieux (…) .La majorité municipale est à bout de souffle, sans idées (…). L’extrême droite n’a pas de proposition. » Pour eux, la seule alternative est celle qu’ils incarnent.

Pour Pierre-Jacques Depallens, (Un vrai cap pour Toulon), la condamnation d’Hubert Falco, c’est la fin espérée d’un système « basé sur le clientélisme, le clanisme, le service, l’échange de bons procédés » qui dure depuis trop longtemps. « L’avenir sera l’occasion pour toutes et tous de sortir du système; de s’affranchir d’avoir une parole libre et des comportements nouveaux. D’entendre celles et ceux qui ne font pas partie du système et qui ne sont pas dans une logique d’allégeance ou de cour. »

S’il avoue avoir « une pensée pour l’homme », Amaury Navarranne (RN) n’en est pas moins tranchant. « Il a gardé des prérogatives qu’il ne devait pas avoir. Il a péché. Et il est puni pour cela dans le cadre d’une loi qu’il a lui même voté. » Pour le conseiller municipal RN, il n’y a qu’une seule solution désormais: revenir aux urnes. « Ce n’est pas sain de laisser une majorité municipale en place qui, pendant plus d’un an, a juré que son chef de file était blanc comme neige. Les Toulonnais méritent mieux que cette situation bancale. Le seul juge doit être l’électeur, c’est lui qui fixe la trajectoire à suivre. » En tout cas, il l’assure, son parti est d’ores et déjà prêt pour une nouvelle élection.

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