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Petite enfance et crèches

La vie des crèches à Toulon

Toulon compte 16 crèches municipales pour une capacité d’accueil de 700 places soit environ 1400 enfants concernés puisque tous ne sont pas présents les cinq jours de la semaine.
Des structures associatives telles que le CEDIS, la MAMI proposent un peu plus d’une dizaine de crèches auxquelles s’ajoutent des crèches d’entreprises (IGESA pour les personnels des armées et Hôpital Ste Musse pour le personnel soignant) et 2 micro-crèches privées.
Parmi ces établissements, certains ont signé une convention tripartite (Département, CAF, France travail) pour permettre un mode de garde partiel aux parents en recherche d’emploi ou en formation : crèches AVIP (à vocation d’insertion professionnelle)
Au total moins de 50 crèches sont en activité.

Le constat

Malgré une baisse de la natalité, les besoins en mode de garde de jeunes enfants sont là et la demande est croissante.

Problématiques rencontrées par les parents :

  • confrontés à un non choix (crèche ou assistante maternelle agréée) et face à la nécessité, les parents prennent la 1ère place disponible
  • les besoins spécifiques des parents ne sont pas toujours rendus possibles : parents travaillant en horaires décalés, le weekend, etc…
  • l’accueil d’enfants aux besoins spécifiques (relevant du handicap ou nécessitant des soins particuliers) ne peut pas être assuré dans de bonnes conditions.
  • le coût est important et le reste à charge pour les parents reste élevé malgré les différents dispositifs mis en place (CAF, Commune, Etat)

Problématiques rencontrées par les jeunes enfants :

  • les jeunes enfants doivent pouvoir être accueillis dans le respect de la charte nationale d’accueil du jeune enfant.( cf pj) et les conditions d’accueil, l’organisation ou les locaux ne le permettent pas toujours

Globalement, le nombre de places d’accueil est de 2 300 (source municipale) ce qui est très insuffisant au regard des plus de 1.800 naissances par an donc pour une population de 5.400 enfants de moins de 3 ans. Cela correspond à 42 places pour 100 enfants face à une moyenne nationale de 60 pour 100 enfants. Il pourrait donc manquer au moins 800 places dans les années à venir pour parvenir juste à la moyenne nationale, ce qui ne couvre pas encore la totalité des besoins des familles.

Nos objectifs

  • Atteindre 50 places pour 100 enfants d’ici la fin du mandat.
  • Permettre aux enfants modestes de mieux accéder aux crèches (24% des familles y accèdent contre 74% des familles aux revenus élevés.
  • Maintenir et développer le réseau d’assistantes maternelles pour renforcer le nombre de places d’accueil

Que ferons-nous ?

Refuser l’installation de crèches de groupes nationaux privés à but lucratif

Ceci est rendu possible depuis un changement de réglementation donnant aux maires le pouvoir d’autoriser ou non tout nouveau projet de création. (autorité organisatrice (AO) de l’accueil du jeune enfant). 

  • Ouvrir des places supplémentaires en hébergement de soutien pour les femmes et les autres victimes et leur assurer un soutien matériel et psychologique.

  • Soutenir les associations venant en aide aux victimes de violence et de discrimination.

  • Développer les actions de prévention dans les établissements scolaires.

  • Ouvrir pour les hommes auteurs de violences familiales un lieu d’accueil et de soin afin que les femmes victimes puissent rester dans leur logement et prévenir la récidive.

Préférer le développement de crèches municipales

  • En formant de façon continue les personnels aux nouvelles connaissances issues des recherches en petite enfance.

  • En organisant la prévention des risques liés à l’usure des métiers 

  • En reconnaissant et valorisant la technicité des professionnels par une revalorisation salariale

  • Créer avec l’aide de l’ANRU une crèche municipale pour satisfaire les besoins dans chaque Quartier Politique de la Ville non pourvu : Pontcarral et Saint-Jean du Var.

Renforcer la politique d’attractivité des métiers de la petite enfance

  • En aidant à l’installation des assistantes maternelles 
  • En renforçant le rôle relais de la crèche de La Florane y compris par une ouverture de même nature à l’Est.
  • En créant une bourse municipale pour les étudiants en diplôme de puériculture (auxiliaire de puériculture, Educatrice de Jeunes Enfants, puéricultrice) qui sont généralement des jeunes de condition modeste,dès lors qu’ils s’engagement à travailler en structure à Toulon.

Permettre l’installation d’établissements gérés par des structures associatives

À condition que ces associations aient une assise financière et organisationnelle certaines ; ceci n’est pas le cas, généralement, des crèches privées à but lucratif.

Recruter des personnels dûment diplômés...

et non ceux titulaires du nouveau diplôme au rabais tel que « intervenant éducatif petite enfance »

Faire un état des besoins des parents

Certains d’entre eux travaillant en horaires décalés ou le weekend, réfléchir à l’opportunité de créer une crèche fonctionnant 24 h sur 24.

Et aussi :

  1. Développer des places d’accueil pour des enfants à spécificités, en adaptant les locaux et en recrutant des personnels formés à l’accueil de cette jeune population
  2. Permettre l’installation de nouveaux établissements, préempter des terrains municipaux
  3. Monter le projet avec les partenaires (Département, ARS, CAF) d’ouverture d’une crèche accueillant pour partie des enfants en situation de handicap avec d’autres enfants avec un personnel adapté, comme il en existe dans d’autres villes.
  4. Travailler avec la CAF, dans le cadre de la CTG (convention territoriale globale) à la poursuite d’amélioration des crèches municipales existantes et à la création de nouvelles
  5. Organiser avec les services de l’Etat et la CAF une réflexion sur le modèle de financement des établissements d’accueil de jeunes enfants
  6. Développer une réflexion avec les services de l’Etat, la CAF sur une simplification des aides aux parents pour le règlement de leur mode de garde
  7.  Viser la gratuité des modes de garde

Quelques dates concernant la Petite enfance et les crèches en France

Juin 2022 : décès d’un jeune enfant de 11 mois au sein d’une micro-crèche, du fait d’une personne titulaire d’un CAP Petite enfance et seule à l’ouverture de l’établissement avec 3 enfants. Ce fut un électrochoc national car c’était le premier décès d’un jeune enfant du fait d’un personnel de crèche. À la suite du décès l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) a été saisie par le ministre chargé des Solidarités afin d’évaluer plus largement la qualité de l’accueil et la prévention de la maltraitance dans l’ensemble des établissements d’accueil du jeune enfant.

Avril 2023 : le rapport de l’IGAS met en évidence les failles de la qualité de l’accueil dans les crèches et la maltraitance systémique des tout-petits.

Janvier 2025 : à l’issue des travaux de l’IGAS, le gouvernement décide de créer le Service public de la petite enfance chargé de garantir à chaque parent une solution d’accueil de qualité pour son jeune enfant, à un prix raisonnable et comparable, quel que soit le mode d’accueil.

Problématiques des établissements d’accueil de jeunes enfants :

  • La réglementation a évolué en faveur d’une meilleure qualité d’accueil du jeune enfant mais elle impose la présence de nouveaux personnels (référent santé, analyse des pratiques professionnelles…) et des locaux répondant à de nouvelles normes (mètres carrés…)
  • Ces évolutions viennent renforcer une problématique déjà ancienne : la pénurie de personnels tant qualifiés que diplômés.

Le modèle de financement : les établissements ayant choisi de respecter les tarifs de la CAF perçoivent la PSU (prestation de service unique) et sont soumis à une certaine rentabilité. Chaque heure doit être utilisée : le nombre d’enfants par heure doit s’élever au maximum de la capacité d’accueil. Pour bénéficier d’aides financière, ces établissements sont incités par la CAF à entrer dans des dispositifs : AVIP (à vocation d’insertion professionnelle), bonus handicap, AVIS (à vocation d’insertion sociale). Ces dispositifs, s’ils sont intéressants pour les parents peuvent conduire à un surbooking (dépassement de la capacité d’accueil) et donc à un accueil du jeune enfant de moindre qualité.

Problématique des personnels :

Les personnels souffrent d’un manque de reconnaissance tant de leur technicité que salarial. Les formations continues manquent et ils peuvent se sentir démunis face à de jeunes enfants dont l’éducation parentale est défaillante. Dans un certain nombre de crèches l’âge moyen des personnels est élevé et la profession fait état d’un épuisement professionnel.

La Commission des 1000 premiers jours insiste sur la nécessité de formation : «   Les professionnels de la petite enfance devraient bénéficier d’une formation de haut niveau au regard des connaissances croissantes sur l’importance des premières années de la vie pour le développement social, cognitif, affectif et relationnel ultérieur de l’enfant »