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Éducation, Jeunesse

Vous trouverez ci-après la double page de notre programme concernant l’éducation, le sport et la jeunesse, puis des contenus plus détaillés pour certains points sur l’éducation et la jeunesse. Le sport est traité dans une autre thématique.

Nous réaffirmons que les associations sont le pilier indispensable de notre bien vivre à Toulon. Nous souhaitons leur garantir indépendance et les soutenir de manière transparente, financièrement et matériellement. Nous leur mettrons à disposition de nombreux locaux car ces locaux existent, aussi bien dans les bâtiments inutilisés que dans les écoles en dehors des heures scolaires.

éducation

Le constat

  • Augmentation trop faible de la dotation scolaire de fonctionnement.
  • Augmentation trop faible du budget des sorties scolaires.
  • Les prix des fournitures comme des séjours ont tellement augmenté que cela ne permet pas d’amélioration.
  • Nombre d’élèves en forte baisse, particulièrement dans les écoles maternelles.
  • Des écoles vieillissantes, mal isolées, des écoles « Pailleron » ou dans des préfabriqués parfois vétustes.

>>> Réponse de l’équipe municipale : des fusions d’écoles.

  • Végétalisation des cours de récréation : 5 écoles en deux ans / moins de 10 écoles sur le mandat.

>>> Très bonne mesure mais cela doit faire partie d’un projet global : végétalisation des alentours, isolation et rénovation du bâti scolaire.

  • Absence de mixité sociale. Des inégalités sociales très grandes.

>>> Réponse de l’équipe municipale : une nouvelle sectorisation votée sous le seul objectif d’optimiser le nombre d’élèves par écoles.

Enjeux

Faire de Toulon une ville éducatrice, où chaque enfant, quelle que soit son origine ou son quartier, bénéficie des mêmes conditions d’apprentissage, de bien-être et d’émancipation.

Investir dans les écoles, c’est investir dans l’avenir du territoire.

Nos victoires depuis 2020

Suite à l’intervention des élus de Toulon en Commun et des courriers des membres de la commission Education :

  • Campagne d’information lors de la crise sanitaire pour préparer la réouverture des écoles, pour alerter les habitants sur la mauvaise qualité des repas froids servis durant cette période aux écoliers.
  • Création du pôle Famille >>> Reprise en main des inscriptions scolaires
  • Augmentation de la dotation scolaire de fonctionnement.
  • Augmentation du budget des sorties scolaires.
  • Mise en place d’une (pseudo) concertation sur l’avenir des groupes scolaires CASANOVA-MISTRAL-CARNOT

Que ferons-nous ?

5 mesures phares

  1. Soutenir les budgets de fonctionnement et les équipes éducatives : Pour la gratuité de l’école
  2. Construire les écoles du 21e siècle
  3. Apaiser les extérieurs et abords des écoles : végétaliser et sécuriser
  4. Favoriser le bien-être et l’alimentation durable.
  5. Favoriser la mixité sociale et renforcer le PRE (Projet de Réussite Educative)

1. Soutenir les budgets de fonctionnement et les équipes éducatives

–        Augmenter la dotation annuelle (fournitures scolaires, manuels), le budget des sorties.

–        Mettre en place des kits de fournitures scolaires gratuits.

–        Augmenter le budget transport et se prononcer pour la gratuité des transports en commun pour les scolaires.

–        Plan de formation continue pour ATSEM, animateurs et agents.

–        Recrutement d’agents techniques supplémentaires et de coordinateurs éducatifs.

2. Construire les écoles du 21e siècle

–        Faire un état des lieux des 84 écoles de la ville pour réaliser un plan pluri-annuel de réhabilitation et d’isolation des écoles. Apporter une réflexion sur les grands travaux programmés par la municipalité sortante : Fusion écoles Mistral/Carnot/Casanova, déménagement des écoles La Pinède/Ste Catherine, Création du groupe scolaire La Beaucaire.

–        Lancer un “Plan Écoles 2036” : rénovation thermique, accessibilité, équipement. Nous nous engageons en particulier à éradiquer avant la fin du mandat les préfabriqués et les écoles Pailleron pour en finir avec le “logement insalubre” pour les écoles aussi !

–        Installer panneaux solaires sur les toits pour réduire la facture énergétique et éduquer à la transition.

–        Poursuivre le plan Numérique, en incorporant les écoles maternelles.

–        Ouvrir les écoles aux associations de quartier et au, en dehors des temps scolaires (espaces de jeux, jardin partagé de quartier).

–        Mettre en place un conseil municipal des enfants et attribuer un budget participatif pour des projets structurants chaque année (création d’un concours « mon école idéale »)

3. Apaiser les extérieurs et abords des écoles : végétaliser et sécuriser

Végétalisation des cours d’écoles :

–        Prévoir un plan pluriannuel de végétalisation des cours d’écoles, en lien avec les travaux d’isolation et de rénovation du bâti scolaire.

Sécurité autour des écoles :

–        Sécurisation autour de chaque école, avec une signalétique, des zones 30.

–        Création de rues aux écoles avec fermeture partielle ou totale de la circulation selon les contraintes du quartier.

–        Mise en place de parcours sécurisés : piéton, vélo, trottinette.

4. Favoriser le bien-être et l’alimentation durable.

  • Remunicipaliser le service de restauration scolaire et favoriser la cuisine sur place avec personnel formé. En lien avec un projet de ferme municipale
  • Introduire un menu végétarien quotidien avec protéines animales et aller progressivement vers 100 % de produits bio et locaux d’ici 2030.
  • Créer un programme “Écoles vertes de Toulon” : potagers pédagogiques, tri, compost, ateliers nature.
  • Généraliser les projets d’éco-délégués dans les écoles.
  • Transformer les écoles en refuges de biodiversité (nichoirs, plantations locales, composts).
  • Recycler les emballages et déchets des repas, lutter contre le gaspillage et sensibiliser les enfants au tri et à la réduction des déchets pour les former dès le plus jeune âge à devenir des citoyens éco-responsables. Inscrire les écoles au Label Eco-école.
  • Favoriser l’installation de self pour permettre aux enfants de choisir.

5. Favoriser la mixité sociale et renforcer le PRE (Projet de Réussite Educative)

Favoriser la mixité sociale :

  • Refonder la carte scolaire et la sectorisation en créant un observatoire de la mixité sociale, associant parents, enseignants et associations.
  • Revoir la sectorisation scolaire en concertation avec l’Éducation nationale, pour équilibrer les effectifs et la composition sociale.
  • Expérimenter une sectorisation inter-quartiers entre établissements proches (ex : Le Jonquet/les 4 Chemins).
  • Prendre en compte l’IPS dans la réflexion sur la mixité sociale, Soutenir les écoles accueillant des publics fragiles par des moyens supplémentaires (cofinancement municipal, accompagnement).

Le PRE Projet de Réussite Educative :

  • Développer le PRE, en lien avec le dispositif « Cité Educatives » afin d’augmenter sa capacité d’accompagnement : recruter des travailleurs sociaux (éducateurs.trices, assistant.e.s sociales, psychologues + vacation d’orthophonistes, psychomotricien.ne)

Créer une plateforme numérique unique d’offres de stage directement accessible aux collégiens et aux lycéens

Périscolaire et Extrascolaire

Constats :

  • Animateurs non formés, non qualifiés.
  • Des contrats précaires, des horaires discontinus
  • Budget périscolaire suffisant.
  • Un PEDT vide de sens. Pas d’harmonisation sur les projets pédagogiques.
  • Pas de temps de réunion de préparation/concertation : seulement 3 réunions par an rémunérées.
  • Dysfonctionnement sur les taux d’encadrement.
  • Personnel accompagnant les enfants en situation de handicap.

Enjeux : Garantir l’accès à des activités éducatives de qualité après la classe et pendant les vacances.

Propositions :

  • Création d’Accueils de Loisirs associés à l’Ecole (ALAE) pour garantir une continuité avec une offre de loisirs de qualité sur les différents temps de l’enfant (scolaire, périscolaire, extrascolaire).
  • Augmenter la prise en charge jusqu’à 18h30.
  • Faire intervenir les Centres Sociaux sur les temps périscolaires, créer des passerelles entre les ALAE et les maisons de la jeunesse.
  • Création de postes de coordinateur périscolaire et promouvoir auprès de l’Université de Toulon l’ouverture d’une LICENCE PRO COORDINATEUR DES TEMPS PERISCOLAIRES ET EXTRASCOLAIRES DANS LES COLLECTIVITES TERRITORIALES
  • Transformer les postes d’animateurs péri/extra scolaires vacataires en poste d’Animateurs Professionnels de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et du Sport. Intégrer les temps de concertation, de préparation, de communication dans les temps de travail.
  • Travailler avec les instituts de formation pour la formation initiale et continue des BPJEPS.
  • Mutualiser les emplois d’animateurs périscolaires avec d’autres services municipaux/métropolitains (aide administrative à la direction d’école, maison de la jeunesse, centre social, intervention sur le parcours sportif et culturel).
  • Création de postes de gardien dans chaque école pour une ouverture en dehors des temps scolaires : ouverture au public, convention d’occupation des locaux par des associations
  • Repenser le projet éducatif toulonnais en lien avec les associations locales.
  • Développer des centres de loisirs inter-quartiers pour favoriser la mixité sociale.
  • Création de “Maisons de la Jeunesse” dans chaque quartier : lieux de rencontre, d’information, d’orientation, avec espaces numériques et cafés associatifs.
  • Création de ludothèque, médiathèque.
  • Créer un “Pass Loisirs Toulon Jeunesse” pour l’accès au sport, à la culture et aux colonies.
  • Encourager la coéducation : implication des familles dans les projets périscolaires.

Surexposition aux écrans : la ville peut agir

Constats :

Les associations du Collectif Attention alertent depuis 2020 sur les effets de la surexposition aux écrans. Aussi la publication des rapports de la Commission d’experts en avril 2024, et de l’Assemblée nationale sur les effets psychologiques de Tik Tok en 2025, qui évoquent respectivement une « marchandisation des enfants » et un espace de « banalisation de la violence », ne peuvent que nous rassurer : nos messages ont fini par être entendus.

Tandis que les institutions assument enfin des constats lucides, les Français ont désormais les idées claires sur les réponses à apporter : 70% d’entre eux souhaitent l’interdiction des écrans avant 6 ans, en cohérence avec le discours du Collectif attention depuis 2020.

Nous avons signé la Charte “Plus d’humain, moins d’écrans” qui nous engage à mettre en place les propositions ci-dessous.

Propositions :

1. Prévenir la population des dangers du numérique

Valoriser les initiatives vertueuses : rencontres littéraires, sportives, événements culturels, moments de convivialité intergénérationnels, etc…

Accentuer l’effort de prévention auprès des familles : conférences, ateliers parents, interventions auprès des jeunes, défi 10 jours sans écran, etc…

Diffuser des messages de prévention sur les supports de communication de la commune :

  • Pas d’écran avant 6 ans (en ligne avec le souhait de 70% des français) ;
  • Après 6 ans, appeler à une exposition contrôlée, accompagnée, non connectée et modérée (seulement le week-end) ;
  • Pas de smartphone (téléphone connecté à internet) avant 15 ans minimum ;
  • Pas d’écran connecté avant 15 ans sans adulte accompagnateur ;
  • Promouvoir la règle des 4 PAS : pas d’écran dans la chambre, pas le matin, pas pendant le repas et pas avant de dormir.
 
2. Former les agents de la ville aux risques du numérique

Former les personnels aux besoins de l’enfant et sur les activités qui stimulent leur développement comme prévu par la loi.

Former les professionnels petite enfance et enfance de la commune (crèches, halte-garderie, ATSEM, centre de loisirs, etc) aux enjeux de la surexposition aux écrans, afin d’en faire des relais du discours de prévention.

Donner des consignes claires : pas de smartphone ni écran pour les professionnels en présence des enfants, sauf situation d’urgence.

Privilégier des organismes indépendants de l’industrie numérique pour toute action de formation ou de prévention.

 

3. Réguler les équipements numériques de la ville

Mettre fin à la présence d’écran dans les lieux d’accueil d’enfants de moins de trois ans, conformément au décret du 2 juillet 2025 relatif à l’interdiction des écrans avant 3 ans dans les établissements d’accueil du jeune enfant.

Limiter au maximum la place des écrans dans les bibliothèques et les médiathèques et ne pas laisser les jeunes y accéder seuls.

Mettre fin à la distribution d’écrans dans les écoles maternelles et élémentaires en appliquant le principe « plus de livres, moins d’écrans ».

  • Aucun financement d’écran dans les écoles maternelles ;
  • Pas de financement des Espaces Numériques de Travail (ENT)dans les écoles primaires, afin de ne pas favoriser les devoirs sur écran et de garantir le droit à la déconnexion des familles ;
  • Aucun financement d’écran individuel, en dehors de l’enseignement de l’informatique, dans les écoles élémentaires ;
  • Aucune distribution d’écrans individuels à rapporter à la maison ;cahiers et livres non remplacés par des outils numériques.

Faire du périscolaire, des centres de loisirs et des colonies un temps de vie déconnecté.

Éviter d’installer des écrans publicitaires dans l’espace communal.

 
4. Permettre le droit à la non-connexion administrative

Proposer un service public humain en donnant le choix aux administrés d’effectuer leurs démarches communales sans numérique.

Défendre auprès des agences de l’État un service libre de numérique pour effectuer les démarches administratives, pour recevoir une information ou un enseignement.