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Gestion calamiteuse des villes tenues par le RN dans le VAR

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La CODEX (Coordination départementales contre l’extrême droite) a publié un article révélateur de la gestion des villes par le RN dans le Var. N’oublions pas que Laure Lavalette est la porte parole du RN au niveau national, même si elle se présente sans étiquette à Toulon…

Département du Var : 4 villes FN/RN, 4 naufrages !

Département du Var : 4 villes FN/RN, 4 naufrages !

Avez-vous vraiment envie de recommencer en 2026 ?

Lorsqu’en 1995, les 3 villes de Toulon, Orange et Marignane, puis Vitrolles en 1997, sont prises par le Front National (FN), le slogan du parti était « Tête haute, mains propres ».

Ce slogan est repris en 2011 par Marine Le Pen qui claironne alors « Nous sommes le seul parti à avancer tête haute, mains propres. Nous faisons de la politique de manière complètement différente de l’UMP et du PS ». Le 31 mars 2025, les condamnations multiples, dont celle de Marine Le Pen, viennent nous donner la preuve du contraire.

Le bilan des villes FN/RN nous montre également qu’on est bien loin de ce slogan. Là aussi les élu-es FN/RN n’ont pas fait mieux que celles et ceux qu’ils critiquent. Au point que Nicolas Bay, secrétaire général adjoint du FN, en charge de la campagne des municipales 2014 expliquait « Que nous voulons effacer la mauvaise image de la gestion des villes FN de 1995 ».

Dans le Var, après Toulon en 1995, ce sont les villes de Fréjus, de Cogolin et du Luc qui en 2014 élisent des maires Front National, devenu depuis le Rassemblement National (RN).

Le Luc

Philippe De La Grange est élu en mars 2014.

Fin mai 2014: 1ère démission, première d’une longue liste

Recyclage : embauche de Damien Guttierez tête de liste à La Seyne et Elisabeth Calou-Lalesart candidate à St Cyr (recrutée DGS). Plusieurs DGS se sont succédés (4 au total).

Février 2015 démission Philippe De La Grange « pour raisons de santé », Patricia Zirilli devient maire.

Mars 2016 démission de Patricia Zirilli selon ses termes « à cause des pressions d’une équipe qui n’arrive pas à se projeter, qui me reproche de ne pas être assez FN… Leur seule motivation pour le Luc : enlever un drapeau européen, augmenter leurs indemnités sous prétexte que l’on est passé à plus de 10000 habitants… ». Ambiance.

Mars 2016 Pascal Verrelle est élu maire.

La mandature FN/RN du Luc est marquée par des difficultés budgétaires, des équipes municipales successives n’arrivant pas à s’en sortir, la vente d’une partie du patrimoine communal pour limiter la casse financière. Les seuls arguments du maire étant que pour les mairies FN c’est plus dur…

Septembre 2018, deux nouveaux départs et une démission du conseil municipal. A ce sujet le maire précise au sujet de la démissionnaire « On ne la voyait déjà plus depuis deux ans.» Le choix des équipes successives sur le dossier de la concession d’aménagement de la SAGEP sont catastrophiques et dans le litige SAGEp/commune le Tribunal Administratif a donné raison à la SAGEP pour une somme de 1,8 millions d’euros.

En 2020 il ne reste que des cendres de la mairie FN avec 7 élu-es aux élections municipales. En 2024 ces élu-es se retrouvaient dans trois groupes d’opposition différents.

Un naufrage.

Cogolin

Marc-Etienne Lansade élu en mars 2014.

Dès octobre-novembre 2014 il y a déjà deux démissions.

Eric Masson, 1er adjoint au maire est renvoyé en correctionnelle pour « menaces de mort et outrages » dans le cadre de son emploi de brigadier-chef à la mairie de Cannes. Il avait été révoqué de ses fonctions en raison de son comportement au travail.

En Octobre 2016 deux nouvelles démissions, dont la présidente de son comité de soutien.

Au total 8 élu-es sur 26 manquent à l’appel à ce moment-là. En Novembre 2016 on compte une 9ème démission. A la fin de la mandature il ne reste quasiment plus personne en cas de nouvelle démission.

En Septembre 2017 Marc-Etienne Lansade passe/adhère à Reconquête qu’il quitte en juillet 2024 alors qu’il en dirigeait la délégation varoise.

Juillet 2025 : Marc-Etienne Lansade est condamné en appel à trois ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, 18 mois de prison avec sursis et 30000 euros d’amende pour abus de faiblesse.

Juillet 2025 Christiane Lardat est élue maire, et en décembre 2025 elle porte plainte contre l’ancien maire qui s’est lancé dans une campagne de dénigrement.

Fréjus

Elu en 2014 David Rachline est un bétonneur qui dilapide le patrimoine immobilier de la ville pour maintenir les finances de la ville à flot.

En effet, la dette de la ville passe de 144 millions d‘euros en 2014 à 128 millions en 2018, soit 16 millions d’euros de moins. Mais pour arriver à ce résultat le maire vendait des terrains municipaux à ses amis entrepreneurs, pour une somme de 50 millions d’euros.

Sans ces ventes la dette aurait augmenté de 34 millions d’euros.

En 2024 la dette de la ville est de 151 millions d’euros, plus qu’en 2014 quand David Rachline est devenu maire. Dans le même temps les ventes immobilières continuaient atténuant la dette. Mais que se passera t’il quand il n’y aura plus rien à vendre ?

L’immobilier de la ville est surtout tourné vers du logement de standing, alors que dans le même temps les centres sociaux ont été fermés, et que la politique sociale de la ville s’est effondrée.Le 24 juin 2025 la chambre régionale des comptes saisie par le Préfet du Var confirme que des éléments objectifs ne permettent pas de prouver que le budget de la ville est équilibré et sincère. Le Préfet demande à la commune de rectifier un déséquilibre de plus de 11 millions d’euros.

Suite à la parution du livre « Les Rapaces » des Camille Vigogne Le Coat, David Rachline est mis en examen pour « prise illégale d’intérêt ». Le Tribunal de Draguignan doit rendre son verdict le 27 janvier 2026.

Dans le même temps le maire de la ville est sous le coup d’une enquête du parquet national financier sur de possible faits de favoritisme concernant l’attribution de marchés public. Jugement attendu pour le 22 septembre 2026.

En décembre 2025 David Rachline démissionne de la vice présidence du RN et annonce qu’il sera candidat en 2026 sans l’étiquette RN. Le « meilleur ami » de Marine Le Pen devient visiblement trop gênant.

Toulon

En 1995, Jean-Marie Le Chevallier devient maire sous la bannière du FN.

La gestion financière de la ville a été catastrophique. La Cour Régionale de Comptes, notamment dans son rapport de 2002, pointe plusieurs points communs concernant les 4 villes FN de l’époque : dérives financières, gestion chaotique des marchés publics, frais de représentation abusifs, dépenses à caractère personnel, recrutement de cadres inexpérimentés, charges de personnel en forte augmentation (en raison de recrutements effectués dans le sérail). Les 4 villes sortent endettées de cette période. La dette de la ville de Toulon s’élevait à 190 millions d’euros.

Un des faits marquant d’un point de vue financier c’est la gestion catastrophique de l’association Jeunesse Toulonnaise. Créée en 1995 elle est présidée par l’adjointe à la jeunesse Cendrine Le Chevallier, épouse du maire. L’association lourdement endettée dépose le bilan en 1999 laissant une dette de 3 millions d’euros que la ville devra payer en 2010.

En 2001, Le Chevallier sera condamné à un an de prison avec sursis et 100000 francs d’amende pour détournement de fonds publics et abus de confiance dans l’affaire de l’association Jeunesse Toulonnaise. En 2001 il sera de nouveau condamné à un an de prison avec sursis, à 5 ans d’inéligibilité et 30000 francs d’amende pour subordination de témoins dans l’affaire Poulet Dachary, son ancien adjoint et directeur de cabinet qui avait trouvé la mort en 1995. Celui-ci avait été assassiné dans une affaire privée, ce que le FN a voulu faire passer pour un meurtre politique.

Un autre élu de la mairie de Toulon avait eu des déboires judiciaires, en la personne de Jean-Pierre Calonne, le directeur de Toulon Habitat. Il a été incarcéré pour une affaire de viol, harcèlement et agressions sexuelles. Il a également été condamné à 3 ans de prison avec sursis dans une affaire de corruption.

***Les faits sont là, il y a une continuité dans la gestion des villes par le FN/RN.

Que ce soit par incompétence, par népotisme, par goût de la luxure, les 4 villes varoises qui ont connu des maires issus des rangs de l’extrême droite ont connus des gestions calamiteuses. Nous n’abordons pas ici les faits d’autoritarisme, de racisme, de discrimination sociale, culturelle et syndicale, mais leur liste est aussi très longue.

Que ce soit sous les étiquettes du Front National, du Rassemblement National ou de Reconquête les varoises et les varois ont déjà testé le poison de l’extrême droite. Et ce n’est pas en se présentant sans étiquette à Toulon que la députée RN Laure Lavalette fera oublier qu’elle est issue d’un parti d’extrême droite.

Pour les municipales des 15 et 22 mars 2026

Pas une voix pour l’extrême droite !

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